ALLUMAGE
ALT 0.0 km
VEL 0 m/s
ROTOR 0 rpm
T+ 000 s
Blackhole Aerospace · Programme NEUTRINO · Couche de réaction

Monter en fusée. Redescendre en hélicoptère.

ESCALE · programme anciennement désigné FlyLiDAR

ESCALE 25 est un aéronef de 352 kg à rotor coaxial contrarotatif de 10 m, lancé verticalement par un étage récupérable. Il atteint 24,7 km en 88 secondes, déploie son rotor à l'apogée en chute libre, descend en autorotation, puis tient position pendant trois à six heures.

88 s
jusqu'à 24,7 km
10,0 m
rotor, 6 pales, 2 plans
80 km
portée en autorotation
3–6 h
tenue entre 6 et 7 km
Séquence de mission · film intégral

Du pas de tir à la position tenue.

La séquence en plein cadre, sans recadrage ni surimpression. Les repères sous le lecteur amènent directement à chaque phase.

DURÉE
18,5 s
PHASES
4
DÉFINITION
1280 × 720
SON
aucun
Profil de mission

Sept phases, une seule machine, aucune reconfiguration au sol.

Le vol se lit de gauche à droite. Chaque phase répond à une contrainte physique distincte et impose sa propre logique de pilotage. Cliquez sur une phase pour vous y placer.

T+
0 s
ALTITUDE
0,0 km
VITESSE
0 m/s
RÉGIME ROTOR
0 tr/min
PHASE
Allumage
0 %
Phase balistique
Masse au décollage, ensemble823 kg
Poussée totale au départ24,2 kN
Accélération, départ2,0 g
Accélération plafonnée à3,5 g
Durée de combustion44 s
Séparation14,5 km · 582 m/s
Apogée aéronef24,7 km · T+88 s
Phase giravion
Déploiement rotorapogée, en chute libre
Énergie de mise en rotationsupercondensateurs
Portée latérale en autorotation80 km
Palier de travail6 à 7 km
Tenue de position3 à 6 h
Plafond stationnaire, 40,8 kW7,06 km
Atterrissagevertical, train tricycle
Configuration de référence

Le rotor supérieur coiffe le module de tête ; le rotor inférieur en occupe la base.

Les deux plans rotor encadrent le module M1 de 1,10 m, ce qui donne exactement l'écartement retenu. La poutre transverse à nacelles d'extrémité s'intercale entre les deux plans. Le corps principal descend sous le rotor inférieur et se termine par la grappe de tuyères.

Voilure tournante

Deux rotors, six pales de 5 m, un disque de 78,5 m².

Deux rotors tripales tournent en sens inverse sur le même axe, séparés de 1,10 m. La contrarotation annule le couple sans rotor de queue. Les vues sont à l'échelle, avec une silhouette humaine de 1,80 m pour référence.

Vue de dessus · à l'échelle
FIG. 01
Vue de profil · écartement des plans
FIG. 02
Section de pale · pas variable
FIG. 03

Géométrie rotor

Architecture2 rotors coaxiaux contrarotatifs
Diamètre10,00 m
Pales3 par rotor, 6 au total
Longueur de pale5,00 m
Corde0,45 m
Allongement11
Solidité0,086
Écartement des plans1,10 m
Surface disque78,5 m²
Régime nominal134 tr/min
Vitesse en bout de pale70 m/s · Mach 0,21
Reynolds à 0,75 R1 083 000
Couple par rotor1 003 N·m
Réduction depuis 5 500 tr/min41:1
Charge disque44,0 N/m²
Masse par pale10,7 kg
Pasvariable ±35°
134 tr/min · bout de pale 70 m/s
+12°

Le diamètre de 10 m n'est pas un optimum aérodynamique : le minimum de masse convergée se situe vers 11 à 12 m. C'est la seule valeur pour laquelle la longueur de pale reste inférieure à la hauteur du fuselage, ce qui supprime toute articulation à mi-envergure au repliage. Le surcoût est de 28,1 kW au lieu de 23,7 kW, et il est bon marché.

Flux à travers le disque
FIG. 04

Autorotation : le flux traverse le disque par le bas.

En vol propulsé, le rotor accélère l'air vers le bas et consomme de la puissance. En autorotation, la descente inverse le flux : l'air qui remonte à travers le disque entretient la rotation, et la machine plane sans moteur. C'est ce régime qui donne les 80 km de portée latérale depuis l'apogée.

Déploiement du rotor à l'apogée, en chute libre.

C'est la manœuvre qui fait tout le programme. Entre l'apogée et la reprise en autorotation, la machine cesse d'être un projectile et devient un giravion, sans intervention au sol et sans seconde chance.

Séquence de déploiement
FIG. 09
Chaîne de puissance

Architecture série : le thermique ne voit jamais le rotor.

Un moteur thermique tourne à régime constant, une génératrice alimente un bus continu, un banc de supercondensateurs absorbe les transitoires, deux machines électriques indépendantes entraînent chacune un rotor. Ce choix supprime le réducteur différentiel contrarotatif, point faible mécanique de toute architecture coaxiale.

01

Moteur thermique

Régime constant, aucun asservissement rapide demandé.

29,4 kg
02

Génératrice

Redressement vers le bus continu.

14,7 kg
03

Bus continu

Distribution unique vers les deux rotors.

400 V · 82 A
04

Supercondensateurs

Puissance transitoire et bande passante de commande.

237 kJ · 3,9 F
05

Machines de rotor

Deux moteurs indépendants, contrôle d'attitude électrique.

141 A
Puissance rotor en stationnaire à 4 km28,1 kW
Puissance arbre32,7 kW
Puissance installée40,8 kW
Rendement de chaîne0,86
Bus continu400 V
Courant nominal / crête82 A / 141 A
Banc de supercondensateurs148 cellules de 2,7 V
Carburant pour 6 h55 kg

Les supercondensateurs ne sont jamais une réserve d'autonomie.

À 6,5 Wh/kg utiles, 2,4 kg de banc ne donnent que 55 secondes de vol. Leur rôle est ailleurs.

  • Bande passante de commande sous 10 ms, là où un moteur thermique répond en 200 à 500 ms.
  • Énergie de mise en rotation du rotor à l'apogée, en quelques secondes et en chute libre.
  • Absorption des pics de puissance en rafale et en manœuvre, sans surdimensionner le thermique.
Étage propulsif ESCALE-E24

Seize chambres, parce que l'atterrissage l'exige.

L'étage vide pèse 109 kg, soit 1,07 kN. Une seule chambre sur seize donne exactement la marge de vol stationnaire nécessaire au poser précis. Cliquez sur une chambre pour l'éteindre et lire la poussée résultante.

Poussée 24,16 kN · 16/16
Ergolsperoxyde 90 % + Jet A-1
Masse d'ergols362 kg
Peroxyde à 90 %317 kg · 228 L
Kérosène Jet A-145 kg · 57 L
Rapport de mélange O/F7,0
Masse inerte de l'étage109 kg
Impulsion spécifique300 s
Poussée unitaire par chambre1,51 kN
Modulation par extinctionpas de 6,25 %
Modulation continue±15 %
Couple de pilotage, sans cardan~636 N·m
Circuit d'ergols · schéma de principe
FIG. 05

Pourquoi peroxyde et kérosène

À un Δv de 900 m/s, l'impulsion spécifique ne paie presque pas : passer de 240 s en solide à 330 s en méthane-oxygène ne gagne que 7,5 points de fraction d'ergols, pour une masse au décollage identique une fois les réservoirs cryogéniques comptés.

  • Stockable en alerte pendant des mois, ce qui préserve le délai de mise en œuvre de quatre-vingt-dix secondes qui est la raison d'être du système.
  • Extinction et rallumage commandés, sans aucun système d'allumage séparé.
  • Mise sous pression autogène par décomposition d'un flux dérivé, ce qui supprime la bouteille d'hélium.
  • Un seul ergol pour tout le véhicule, les tuyères de contrôle d'attitude fonctionnant en monoergol sur le même circuit.
Récupération de l'étage

Coefficient balistique de 148 kg/m², soit environ le dix-huitième de celui d'un premier étage orbital. Aucune poussée de rentrée, aucune protection thermique, aucun boostback. Le tir étant vertical, l'étage retombe à proximité du pas de tir.

Apogée de l'étage, base en avant17,1 km
Apogée, aérofreins déployés16,3 km
Vitesse max en retombée122 / 97 m/s
Pression dynamique max1,6 / 1,0 kPa
Vitesse à 200 m49,5 / 39,6 m/s
Durée du retour245 / 288 s
Freinage terminal2 chambres · 2,8 kg
Contrôle d'attitude · 12 tuyères monoergol
FIG. 06

Le cas dimensionnant est le roulis, pas le tangage.

L'inertie de roulis du corps n'est que de 22 kg·m² contre 824 en tangage, tandis que la mise en rotation développe 375 N·m par rotor. Une désynchronisation de 2 % entre rotors produit 7,5 N·m, soit 19,5 °/s².

Tuyères12, monoergol
Poussée unitaire15 N
Impulsion spécifique150 s
Impulsion totale600 N·s
Peroxyde consommé0,41 kg
Masse du système2,5 kg
Durée d'utilisation~25 s
Cellule

Quatre modules empilés sur 5,30 m.

Le fuselage est un tube de 0,60 m de diamètre découpé en quatre modules fonctionnels séparables. Survolez ou touchez un module pour lire son contenu.

Hauteur fuselage5,30 m
Diamètre fuselage0,60 m
Hauteur hors tout, train sorti6,10 m
Voie du train2,50 m
Encombrement au sol10,00 m
Masse totale352 kg

Devis de masse

Total convergé 354,7 kg à charge utile de 25 kg. Les pales représentent à elles seules 18 % de la masse.

Performances

Le vent est un allié jusqu'à sa limite.

Une machine à voilure tournante tient mieux la position dans un vent établi qu'en air calme : la portance de translation fait chuter la puissance requise jusqu'à un minimum vers 20 m/s. Cette propriété contre-intuitive est structurante pour l'emploi.

Puissance rotor face au vent, palier 6 km

Minimum à 20 m/s. Domaine de tenue jusqu'à environ 42 m/s.

Plafond stationnaire selon la puissance installée

Le palier de mission haute n'est pas accessible en voilure tournante : il passe à la couche ballon.

Délai pour atteindre 25 km d'altitude

La capacité distinctive du système n'est ni la persistance ni la couverture, mais le délai. Ordres de grandeur, depuis l'ordre de mise en œuvre.

Architecture d'ensemble

Trois couches, chacune fait ce qu'elle sait faire.

La répartition est une contrainte physique et non un choix : une voilure tournante ne peut pas tenir 20 km, et un ballon ne peut pas produire les dizaines de kilowatts qu'exige un effecteur à énergie dirigée. La couche haute voit et désigne, la couche basse agit.

Couverture depuis 20 km
FIG. 07
20 km

Veille · ballon superpressurisé

Écoute passive continue, référence de position, maillage optique. Quatre à cinq plateformes pour l'Europe.

Volume2 500 m³
Diamètre16,8 m
Masse d'enveloppe49 kg
Emport disponible143 kg
Horizon optique505 km
Horizon radio, terre 4/3583 km
Surface couverte en écoute1,07 M km²
Suite instrumentale passive130,5 kg · 675 W
25 km

Réaction · ESCALE 25 en mode balistique

Levée de doute en 88 s, profilage vertical, désignation.

La capacité distinctive du système n'est ni la persistance ni la couverture, mais la réactivité : aucune autre plateforme ne peut être à 25 km en moins de quatre-vingt-dix secondes.

6–7 km

Effection · la même machine après autorotation

Énergie dirigée, brouillage, désignation prolongée. Trois à six heures sur zone.

C'est le même véhicule qui assure les deux couches inférieures : il monte en fusée et redescend en hélicoptère. Il n'y a ni transfert de charge utile, ni seconde machine à mettre en œuvre.

Instruments optroniques

Voir, écouter, désigner, transmettre, sans jamais émettre pour cela.

La charge utile change selon la couche et la mission. Le module M2 accueille une optique de 20 cm sur tourelle stabilisée ; la couche de veille embarque la suite passive complète, 130,5 kg pour 675 W.

Tourelle stabilisée · balayage
FIG. 08
VISIBLE

Imageur 20 cm

Identification et suivi longue portée sur tourelle stabilisée.

MWIR

Infrarouge refroidi

Détection thermique fine, de nuit comme à travers la brume.

LWIR

Grand champ

Veille panoramique et acquisition initiale de cible.

ESM

Écoute large bande

583 km d'horizon depuis la couche haute, zéro émission propre.

RADAR PASSIF

Bistatique

Exploitation d'émetteurs d'opportunité, sans signature radar propre.

LIAISON

Terminal optique

Maillage inter-plateformes indépendant des réseaux tiers.

NAVIGATION

Position souveraine

Référence régionale indépendante des constellations satellitaires.

SPECTRAL

Hyperspectral et chimique

Caractérisation à distance de la nature d'une zone ou d'un panache.

Emplois opérationnels

Une même architecture, plusieurs missions.

Défense aérienne de zone

Réaction rapide face aux menaces basse et moyenne altitude, dans une logique de dôme à plusieurs couches.

25 km → 6–7 km

Levée de doute

Profilage vertical rapide sur une alerte détectée en écoute passive par la couche de veille.

88 s jusqu'à 24,7 km

Sécurité civile

Observation prolongée d'une zone sinistrée et relais d'urgence quand les réseaux au sol sont coupés.

3 à 6 h sur zone

Surveillance environnementale

Suivi atmosphérique et détection chimique à distance sur longues fenêtres de vol stationnaire.

Charge utile 25 kg

Relais souverain

Référence de position et liaison optique indépendantes des infrastructures spatiales tierces.

1,07 M km²

Recherche haute atmosphère

Plateforme d'essai instrumentale entre la couche aéronautique et le domaine orbital.

Palier jusqu'à 24,7 km
Rejoindre le programme

Nous construisons la machine, et les mathématiques qui la font voler.

Petite équipe, responsabilité directe sur le prototype, du calcul à l'essai.

AÉRODYNAMIQUE

Voilure tournante

Rotor coaxial, autorotation, aéroélasticité de pales de 5 m, du calcul au banc.

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PROPULSION

Propulsion fusée

Lit catalytique peroxyde, grappe de chambres, turbopompe, étage récupérable.

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GUIDAGE & COMMANDE

Contrôle-commande

Transition fusée-giravion, pilotage sans cardan, boucle d'attitude sous 10 ms.

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MATHÉMATIQUES

Docteur(e) en mathématiques avancées

Programme NEUTRINO : géométrie de l'information, optimisation, architectures hybrides.

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STRUCTURES

Matériaux composites

Pales, fuselage modulaire, tenue en environnement balistique et stratosphérique.

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ÉNERGIE

Électrotechnique de puissance

Bus 400 V, bancs de supercondensateurs, machines de rotor, gestion thermique.

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OPTRONIQUE

Capteurs et instruments

Chaînes d'imagerie, écoute passive, désignation, intégration charge utile.

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ESSAIS

Essais en vol

Instrumentation, campagnes prototype, sécurité des essais, exploitation des données.

Postuler
PROPRIÉTÉ INDUSTRIELLE

Ingénieur(e) brevets

Rédaction et suivi du portefeuille, dépôts prioritaires, extensions internationales.

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Investisseurs & partenaires

Un programme souverain, à l'échelle d'un continent.

ESCALE et son architecture à trois couches s'inscrivent dans un programme européen plus large de capacités aériennes et de calcul souverain. Le développement se fait par étapes : dépôts prioritaires, prototype volant, démonstration opérationnelle.

ÉTAPE 1

Consolidation du portefeuille de brevets et dépôts prioritaires nationaux.

ÉTAPE 2

Prototype volant à échelle réduite, validation de la transition fusée-giravion et du déploiement de rotor.

ÉTAPE 3

Banc d'essai de la grappe de chambres et qualification de la chaîne de puissance série.

ÉTAPE 4

Machine à l'échelle 1 et démonstration opérationnelle de la couche de réaction.

352 kg
masse convergée, CU 25 kg
3 ans
feuille de route visée
50+
brevets d'application NEUTRINO
1,07 M
km² en écoute par plateforme
18×
coefficient balistique plus faible
44 s
de combustion, phase propulsée
Contact

Parlons du programme.

Candidature, investissement, partenariat institutionnel ou presse : écrivez-nous directement.

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    NEUTRINO · ESCALE
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    Blackhole Aerospace
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    France · opérations européennes
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